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La COP 24 s’achève sur des perceptions opposées


18-12-2018
Par Ecologia avec Planet info



La 24e session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP24) s’est terminée, comme la plupart des sommets mondiaux pour le climat, sur des perceptions opposées. Quand les gouvernements se réjouissent, la société civile dénonce un manque de courage politique alors que les scientifiques ne cessent d’alerter sur l'urgence du basculement climatique en cours.

 Les principaux objectifs de la COP24, qui s'est tenue du 2 au 14 décembre 2018 à Katowice en Pologne, étaient d'élaborer et d'adopter un ensemble de décisions garantissant la pleine application de l'Accord de Paris, conformément aux décisions adoptées à Paris (COP21) et à Marrakech (CMA1.1).

Le communiqué final de la COP24, enthousiaste , félicite l'engagement des 196 pays et de l'UE qui a permis de rendre opérationnel l'Accord de Paris en tenant compte des aspirations et contraintes de tous.

"Je peux le dire à haute voix maintenant - les intérêts de toutes les parties ont été pris en compte dans le paquet Katowice de manière durable et honnête", a déclaré le président de la COP24, Michał Kurtyka.

Autrement dit, les pays viennent enfin de s'entendre sur le cadre technique des données nationales nécessaires à la mise en œuvre de l'Accord de Paris à partir de 2020.

"De cette manière, les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de limitation des émissions de l'Accord de Paris peuvent être mesurés avec précision", souligne le communiqué de presse de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Il était temps...

 Mais pour l'association Oxfam France, la question du financement de l'action climatique dans les pays en développement a donné lieu à des accords décevants.

Les pays riches pourront continuer à comptabiliser le montant total des prêts qu'ils fournissent aux pays en développement, comme si ces prêts avaient la même valeur que des dons, alors qu'ils génèrent des dettes pesant sur les pays vulnérables.